<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://lyslispetite.spaces.live.com/mmm2008-05-08_20.17/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2flyslispetite.spaces.live.com%2fcategory%2fextraits%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>La défense de la démocratie est un combat quotidien: extraits</title><description /><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catextraits</link><language>en-US</language><pubDate>Sat, 17 May 2008 02:40:32 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sat, 17 May 2008 02:40:32 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>1611717684461900952</live:id><live:alias>lyslispetite</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>La leçon d’Henriette</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1423.entry</link><description>&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:宋体"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;J'ignore si les sociétés sont d'origine divine ou si elles sont inventées par l'homme, j'ignore également en quel sens elles se meuvent; ce qui me semble cerain, est leur existence; dès que vous les acceptez au lieu de vivre à l'écart, vous devez en tenir les conditions constitutives pour bonnes; entre elles et vous, demain il se signera comme un contrat.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La société d'aujourd'hui se sert-elle plus de l'homme qu'elle ne lui profite? je le crois; mais que l'homme y trouve plus de charges que de bénéfices, ou qu'il achète trop chèrement les avantages qu'il en recueille, ces questions regardent les législateurs et non l'individu.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Selon moi, vous devez donc obéir en toute chose à la loi générale, sans la discuter, qu'elle blesse ou flatte votre intérêt.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quelque simple que puisse vous paraître ce principe, il est difficile en ses applications; il est comme une sève qui doit s'infiltrer dans les moindres tuyaux capillaires pour vivifier l'arbre, lui conserver sa verdure, développer ses fleurs, et bonifier ses fruits si magnifiquement qu'il excite une admiration générale.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cher, les lois ne sont pas toutes écrites dans un livre, les mœurs aussi créent des lois, les plus importantes sont les moins connues; il n'est ni professeurs, ni traités, ni école pour ce droit qui régit vos actions, vos discours, ovtre vie extérieure, la manière de vous présenter au monde ou d'aborder la fortune.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Faillir à ces lois secrètes, c'est rester au fond de l'état social au lieu de le dominer.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Expliquer la société par la théorie du bonheur individuel pris avec adresse aux dépens de tous, est une doctrine fatale dont les déductions sévères amènent l'homme à croire que tout ce qu'il s'attribue secrètement sans que la loi, le monde ou l'individu s'aperçoivent d'une lésion, est bien ou dûment acquis.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;D'après cette charte, le voleur habile est absous, la femme qui manque à ses devoirs sans qu'on en sache rien est heureuse et sage; tuez un homme sans que la justice en ait une seule preuve, si vous conquérez ainsi quelque diadème à la Mecbeth, vous avez bien agi; votre intérêt devient une loi suprême, la question consiste à tourner, sans témoins ni preuves, les difficultés que les mœurs et les lois mettent entre vous et vos satisfactions.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;A qui voit ainsi la société, le problème que constitue une fortune à faire, mon ami, se réduit à jouer une partie dont les enjeux sont un million ou le bagne, une position politique ou le déshonneur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Encore le tapis vert n'a-t-il pas assez de drap pour tous les joueurs, et faut-il une sorte de génie pour combiner un coup.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je ne vous parle ni de croyances religieuses, ni de sentiments; il s'agit ici des rouages d'une machine d'or et de fer, et de ses résultats imm&lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;diats dont s'occupent les hommes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cher enfant de mon cœur, si vous partagez mon horreur envers cette théorie des criminels, la société ne s'expliquera donc à vos yeux que comme elle s'explique dans tout entendement sain, par la théorie des devoirs.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Oui, vous vous devez les uns aux autres sous mille formes diverses.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Selon moi, le duc et pair se doit bien plus à l'artisan ou au pauvre, que le pauvre et l'artisan ne se doivent au duc et pair.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les obligations contractées s'accroissent en raison des bénéfices que la société présente à l'homme, d'après ce principe, vrai en commerce comme en politique, que la gravité des soins est partout&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;en raison de l'étendue des profits.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Chacun paie sa dette à sa manière.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quand notre pauvre homme de la Rhétorière vient se coucher fatigué de ses labours, croyez-vous qu'il n'ait pas rempli des devoirs; il a certes mieux accompli les siens que beaucoup de gens haut placés.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;En considérant ainsi la société dans laquelle vous voudrez une place en harmonie avec votre intelligence et vos facultés, vous avez donc à poser, comme principe générateur, cette maxime: ne se rien permettre ni contre sa conscience ni contre la conscience publique.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quoique mon insistance puisse vous sembler superflue, je vous supplie, oui, votre Henriette vous supplie de bien peser le sens de ces deux paroles.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Simples en apparence, elles signifient, cher, que la droiture, l'honneur, la loyauté, la politesse sont les instruments les plus sûrs et les plus prompts de votre fortune.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dans ce monde égoïste, une foule de gens vous diront que l'on ne fait pas son chemin par les sentiments, que les considérations morales trop respectées retardent leur marche; vous verrez des hommes mal élevés, mal-appris ou incapables de toiser l'avenir, froissant un petit, se rendant coupables d'une impolitesse envers une vieille femme, refusant de s'ennuyer un moment avec quelque bon vieillard, sous prétexte qu'ils ne leur sont utiles à rien; plus tard vous apercevrez ces hommes accrochés à des épines qu’ils n’auront pas épointées, et manquant leur fortune pour un rien; tandis que l’homme rompu de bonne heure à cette théorie des devoirs, ne rencontrera point d’obstacles; peut-être arrivera-t-il moins promptement, mais sa fortune sera solide et restera quand celle des autres croulera!&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Quand je vous dirai que l’application de cette doctrine exige avant tout la science des manières, vous trouverez peut-être que ma jurisprudence sent un peu la cour et les enseignements que j’ai reçus dans la maison de Lenoncourt.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;O mon ami ! j’attache la plus grande importance à cette instruction, si petite en apparence.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les habitudes de la grande compagnie vous sont aussi nécessaires que peuvent l’être les connaissances étendues et variées que vous possédez ; elles les ont souvent suppléées : certains ignorants en fait, mais doués d’un esprit naturel, habitués à mettre de la suite dans leurs idées, sont arrivés à une grandeur qui fuyait de plus dignes qu’eux.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je vous ai bien étudié, Félix, afin de savoir si votre éducation, prise en commun dans les colléges, n’avait rien gâté chez vous.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Avec quelle joie ai-je reconnu que vous pouviez acquérir le peu qui vous manque, Dieu seul le sait !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Chez beaucoup de personnes élevées dans ces traditions, les manières sont purement extérieures ; car la politesse exquise, les belles façons viennent du cœur et d’un grand sentiment de dignité personnelle ; voilà pourquoi, malgré leur éducation, quelques nobles ont mauvais ton, tandis que certaines personnes d’extraction bourgeoise ont naturellement bon goût, et n’ont plus qu’à prendre quelques leçons pour se donner, sans imitation gauche, d’excellentes manières.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Croyez-en une pauvre femme qui ne sortira jamais de sa vallée, ce ton noble, cette simplicité gracieuse empreinte dans la parole, dans le geste, dans la tenue et jusque dans la maison, constitue comme une poésie physique dont le charme est irrésistible ; jugez de sa puissance quand elle prend sa source dans le cœur ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La politesse, cher enfant, consiste à paraître s’oublier pour les autres ; chez beacoup de gens, elle est une grimace sociale qui se dément aussitôt que l’intérêt trop froissé montre le bout de l’oreille, un grand devient alors ignoble.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais, et je veux que vous soyez ainsi, Félix, la vraie politesse implique une pensée chrétienne ; elle est comme la fleur de la charité, et consiste à s’oublier réellement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;En souvenir d’Henriette, ne soyez donc pas une fontaine sans eau, ayez l’esprit et la forme !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne craignez pas d’être souvent la dupe de cette vertu sociale, tôt ou tard vous recueillerez le fruit de tant de grains en apparence jetés au vent.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mon père a remarqué jadis qu’une des façons les plus blessantes dans la politesse mal entendue est l’abus des promesses.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quand il vous sera demandé quelque chose que vous ne sauriez faire, refusez net en ne laissant aucune fausse espérance ; puis accordez promptement ce que vous voulez octroyer : vous acquerrez ainsi la grâce du refus et la grâce du bienfait, double loyauté qui relève merveilleusement un caractère.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je ne sais si l’on ne nous en veut pas plus d’un espoir déçu qu’on ne nous sait gré d’une faveur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Surtout, mon ami, car ces petites choses sont bien dans mes attributions, et je puis m’appesantir sur ce que je crois savoir, ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois écueils !&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellents à exploiter.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Et d’abord, cher enfant, vous n’aurez pas plus de deux ou trois amis dans le cours de votre existence, votre entière confiance est leur bien ; la donner à plusieurs, n’est-ce pas les trahir ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Si vous vous liez avec quelques hommes plus intimement qu’avec d’autres, soyez toujours réservé comme si vous deviez les avoir un jour pour compétiteurs, pour adversaires ou pour ennemis ; les hasards de la vie le voudront ainsi.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Gardez donc une attitude qui ne soit ni froide ni chaleureuse, sachez trouver cette ligne moyenne sur laquelle un homme peut demeurer sans rien compromettre.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Oui, croyez que le galant homme est aussi loin de la lâche complaisance de Philinte que de l’âpre vertu d’Alceste.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le génie du poète comique brille dans l’indication du milieu vrai que saisissent les spectateurs nobles ; certes, tous pencheront plus vers les ridicules de la vertu que vers le souverain mépris caché sous la bonhomie de l’égoïsme ; mais ils sauront se préserver de l’un et de l’autre.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quant à la banalilté, si elle fait dire de vous par quelques niais que vous êtes un homme charmant, les gens habitués à sonder, à évaluer les capacités humaines, déduiront votre tare et vous serez promptement déconsidéré, car la banalité est la ressource des gens faibles ; or les faibles sont malheureusement méprisés par une société qui ne voit dans chacun de ses membres que des organes ; peut-être d’ailleurs a-t-elle raison, la nature condamne à mort les êtres imparfaits.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aussi peut-être les touchantes protections de la femme sont-elles engendrées par le plaisir qu’elle trouve à lutter contre une force aveugle, à faire triompher l’intelligence du cœur sur la brutalité de la matière.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais la société, plus marâtre que mère, adore les enfants qui flattent sa vanité.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quant au zèle, cette première et sublime erreur de la jeunesse qui trouve un contentement réel à déployer ses forces et commence ainsi par être la dupe d’elle-même avant d’être celle d’autrui, gardez-le pour la femme et pour Dieu.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;N’apportez ni au bazar du monde ni aux spéculations de la politique des trésors en échange desquels ils vous rendront des verroteries.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous devez croire la voix qui vous commande la noblesse en toute chose, alors qu’elle vous supplie de ne pas nous prodiguer inutilment : car malheureusement les hommes vous estiment en raison de votre utilité, sans tenir compte de votre valeur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour employer une image qui se grave en votre esprit poétique, que le chiffre soit d’une grandeur démesurée, tracé en or, écrit au crayon, ce ne sera jamais qu’un chiffre.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Comme l’a dit un homme de cette époque : « n’ayez jamais de zèle ! »&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le zèle effleure la duperie, il cause des mécomptes ; vous ne trouveriez jamais au-dessus de vous une chaleur en harmonie avec la vôtre : les rois comme les femmes croient que tout leur est dû.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quelque triste que soit ce principe, il est vrai, mais ne déflore point l’âme.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Placez vos sentiments purs en des lieux inaccessibles où leurs fleurs soient passionnément admirées, où l’artiste rêvera presque amoureusement au chef-d’œuvre.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les devoirs, mon ami, ne sont pas des sentiments.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Faire ce qu’on doit n’est pas faire ce qui plaît.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Un homme doit aller mourir froidement pour son pays et peut donner avec bonheur sa vie à une femme.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Une des règles les plus importantes de la science des manières, est un silence presque absolu sur vous-même.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Donnez-vous la comédie, quelque jour, de parler de vous-même à des gens de simple connaissance ; entretenez-les de vos souffrances, de vos plaisirs ou de vos affaires ; vous verrez l’indifférence succédant à l’intérêt joué ; puis, l’ennui venu, si la maîtresse du logis ne vous interrompt poliment, chacun s’éloignera sous des prétextes habilement saisis.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais voulez-vous grouper autour de vous toutes les sympathies, passer pour un homme aimable et spirituel, d’un commerce sûr ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;entretenez-les d’eux-mêmes, cherchez un moyen de les mettre en scène, même en soulevant des questions en apparence inconciliables avec les individus ; les fronts s’animeront, les bouches vous souriront, et quand vous serez parti chacun fera votre éloge.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Votre conscience et la voix du cœur vous diront la limite où commence la lâcheté des flatteries, où finit la grâce de la conversation.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Encore un mot sur le discours en public.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mon ami, la jeunesse est toujours encline à je ne sais quelle promptitude de jugement qui lui fait honneur, mais qui la dessert ; de là venait le silence imposé par l’éducation d’autrefois aux jeunes gens qui faisaient auprès des grands un stage pendant lequel ils étudiaient la vie ; car autrefois, la Noblesse comme l’Art avait ses apprentis, ses pages dévoués aux maîtres qui les nourrisaient.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aujourd’hui la jeunesse possède une science de serre chaude, partant tout acide, qui la porte à juger avec sévérité les actions, les pensées et les écrits ; elle tranche avec le fil d’une lame qui n’a pas encore servi.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;N’ayez pas ce travers.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vos arrêts seraient des censures qui blessseraient beaucoup de personnes autour de vous, et tous pardonneront moins peut-être une blessure secrète qu’un tort que vous donneriez publiquement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les jeunes gens sont sans indulgence, parce qu’ils ne connaissent rien de la vie ni de ses difficultés.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le vieux critique est bon et doux, le jeune critique est implacable ; celui-ci ne sait rien, celui-là sait tout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;D’ailleurs, il est au fonc de toutes les actions humaines un labyrinthe de raisons déterminantes, desquelles Dieu s’est réservé le jugement définitif.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne soyez sévère que pour vous-même.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Votre fortune est devant vous, mais personne en ce monde ne peut faire la sienne sans aide ; pratiquez donc la maison de mon père, l’entrée vous en est acquise, les relations que vous vous y créerez vous serviront en mille occasioins ; mais n’y cédeze pas un pouce de terrain à ma mère, elle écrase celui qui s’abandonne et admire la fierté de celui qui lui résiste ; elle ressemble au fer qui, battu, peut se joindre au fer, mais qui brise par son contact tout ce qui n’a pas sa dureté.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cultivez donc ma mère ; si elle vous veut du bien, elle vous introduira dans les salons où vous acquerrez cette fatale science du monde, l’art d’écouter, de parler, de répondre, de vous présenter, de sortir ; le langage précis, ce &lt;i&gt;je ne sais quoi&lt;/i&gt; qui n’est pas plus la supériorité que l’habit ne constitue le génie, mais sans lequel le plus beau talent ne sera jamais admis.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je vous connais assez pour être sûre de ne me faire aucune illusion en vous croyant par avance comme je souhaite que vous soyez : simple dans vos manières, doux de ton, fier sans fatuité, respectueux près des vieillards, prévenant sans servilité, discret surtout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Déployez votre esprit, mais ne servez pas d’amusement aux autres ; car, sachez bien que si votre supériorité froisse un homme médiocre, il se taira, puis il dira de vous : &amp;#6;« Il est très-amusant ! » terme de mépris.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Que votre supériorité soit toujours léonine.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne cherchez pas d’ailleurs à complaire aux hommes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dans vos relations avec eux, je vous recommande une froideur qui puisse arriver jusqu’à cette impertinence dont ils ne peuvent se fâcher ; tous respectent celui qui les dédaigne, et ce dédain vous conciliera la faveur de toutes les femmes qui vous estimeront en raison du peu de cas que vous ferez des hommes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne souffrez jamais près de vous des gens déconsidérés, quand même ils ne mériteraient pas leur réputation, car le monde nous demande également compte de nos amitiés et de nos haines ; à cet égard, que vos jugements soient long-temps et mûrement pesés, mais qu’ils soient irrévocables.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quand les hommes repoussés par vous auront justifié votre répulsion, votre estime sera recherchée ; ainsi vous inspirerez ce respect tacite qui grandit un homme parmi les hommes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous voilà donc armé de la jeunesse qui plaît, de la grâce qui séduit, de la sagesse qui conserve les conquêtes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Tout ce que je viens de vous dire peut se résumer par un vieux mot : &lt;i&gt;noblesse oblige !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;Maintenant appliquez ces préceptes à la politique des affaires.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous entendrez plusieurs personnes disant que la finesse est l’élément du succès, que le moyen de percer la foule est de diviser les hommes pour se faire faire place.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mon ami, ces principes étaient bons au Moyen-Age, quand les princes avaient des forces rivales à détruire les unes par les autres ; mais aujourd’hui tout est à jour, et ce système vous rendrait de fort mauvais services.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;En effet, vous rencontrerez devant vous, soit, un homme loyal et vrai, soit un ennemi traître, un homme qui procédera par la calomnie, par la médisance, par la fourberie.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;En ! bien, sachez que vous n’avez pas de plus puissant auxiliaire que celui-ci, l’ennemi de cet homme est lui-même ; vous pouvez le combattre en vous servant d’armes loyales, il sera tôt ou tard méprisé.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quant au premier, votre franchise vous conciliera son estime ; et, vos intérêts conciliés (car tout s’arrange), il vous servira.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne craignez pas de vous faire des ennemis, malheur à qui n’en a pas dans le monde où vous allez ; mais tâchez de ne donner prise ni au ridicule ni à la déconsidération ; je dis tâchez, car à Paris un homme ne s’appartient pas toujours, il est soumis à de fatales circonstances ; vous n’y pourrez éviter ni la boue du ruisseau, ni la tuile qui tombe.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La morale a ses ruisseaux d’où les gens déshonorés essaient de faire jaillir sur les plus nobles personnes la boue dans laquelle ils se noient.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais vous pouvez toujours vous faire respecter en vous montrant dans toutes les sphères implacable dans vos dernières déterminations.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dans ce conflit d’ambitions, au milieu de ces difficultés entrecroisées, allez toujours droit au fait, marchez résolument à la question, et ne vous battez jamais que sur un point, avec toutes vos forces.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Vous savez combien monsieur de Mortsauf haïssait Napoléon, il le poursuivait de sa malédiction, il veillait sur lui comme la justice sur le criminel, il lui redemandait tous les soirs le duc d’Enghien, la seule infortune, seule mort qui lui ait fait verser des larmes ; eh ! bien, il l’admirait comme le plus hardi des capitaines, il m’en a souvent expliqué la tactique.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cette stratégie ne peut-elle donc s’appliquer dans la guerre des intérêts ? elle y économisait les hommes et l’espace ; songez à ceci, car une femme se trompe souvent en ces choses que nous jugeons par instinct et par sentiment.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je puis insister sur un point : toute finesse, toute tromperie est découverte et finit par nuire, tandis que toute situation me paraît être moins dangereuse quand un homme se place sur le terrain de la franchise.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Si je pouvais citer mon exemple, je vous dirais qu’à Clochegourde, forcée par le caractère de monsieur de Mortsauf à prévenir tout litige, à faier arbitrer immédiatement les contestations qui seraient pour lui comme une maladie dans laquelle il se complairait en y succombant, j’ai toujours tout terminé moi-même en allant droit au nœudet disant à l’adversaire : Dénouons, ou coupons ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il vous arrivera souvent d’être utile aux autres, de leur rendre service, et vous en serez peu récompensé ; mais n’imitez pas ceux qui se plaignent des hommes et se vantent de ne trouver que des ingrats.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;N’est-ce pas se mettre sur un piedestal ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;puis n’est-il pas un peu niais d’avouer son peu de connaissance du monde ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais ferez-vous le bien comme un usurier prête son argent ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Noblesse oblige !&lt;/i&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Néanmoins ne rendez pas de tels services que vous forciez les gens à l’ingratitude, car ceux-là deviendraient pour vous d’irréconciliables ennemis : il y a le désespoir de l’obligation, comme le désespoir de la ruine, qui prête des forces incalculables.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Quant à vous, acceptez le moins que vous pourrez des autres.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ne soyez le vassal d’aucune âme, ne relevez que de vous-même.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Je ne vous donne d’avis, mon ami, que sur les petites choses de la vie.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dans le monde politique, tout change d’aspect, les règles qui régissent votre personne fléchissent devant les grands intérêts.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais si vous parveniez à la sphère où se meuvent les grands hommes, vous seriez la loi vivante ; vous ne serez plus un individu, vou vous serez incarné la nation.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais si vous jugez, vous serez jugé aussi.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Plus tard vous comparaître devant les siècles, et vous savez assez l’histoire pour avoir apprécié les sentiments et les actes qui engendrent la vraie grandeur. (pp. 167-179)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt" align=right&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;color:black;font-family:Arial"&gt;&lt;em&gt;Le Lys dans la vallée, Honoré de BALZAC&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+La+le%c3%a7on+d%e2%80%99Henriette&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1423.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1423.entry</guid><pubDate>Sat, 17 May 2008 02:40:32 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1423/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1423.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-17T02:40:32Z</dcterms:modified></item><item><title>morceaux</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1415.entry</link><description>&lt;div&gt;&amp;quot;Je ne puis donc vous parler de vous que loin de vous.  En votre présence, je suis trop ébloui pour &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;voir, trop heureux pour interroger mon bonheur, trop plein de vous pour être moi, trop éloquent par &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;vous pour parler, trop ardent à saisir le moment présent pour me souvenir du passé.&amp;quot; (p. 154)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;au fort du combat il est bien difficile de se souvenir de toutes les règles (p.160)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quand au sommet du plateau je contemplai la vallée une dernière fois, je fus saisi du contraste qu'elle &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;m'offrit en la comparant à ce qu'elle était quand j'y vins: ne verdoyait-elle pas, ne flambait-elle pas alors &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;comme flambaient, comme verdoyaient mes désirs et mes espérances?  Initié maintenant aux sombres et &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;mélancoliques mystères d'une famille, partageant les angoisses d'une Niobé chrétienne, triste comme &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;elle, l'âme rembrunie, je trouvais en ce moment la vallée au ton de mes idées.  En ce moment les champs &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;étaient dépouillés, les feuilles des peupliers tombaient, et celles qui restaient avaient la couleur de la &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;rouille; les pampres étaient brûlés, la cime des bois offrait les teintes graves de cette coulaeur tannée que &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;jadis les rois adoptaient pour leur costume et qui cachait la pourpre du pouvoir sous le brun des &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;chagrins.  Toujours en harmonie avec mes pensées, la vallée où se mouraient les rayons jaunes d'un &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;soleil tiède, me présentait encore une vivante image de mon âme.  Quitter une femme aimée est une &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;situation horrible ou simple, selon les natures; moi je me trouvai soudain comme dans un pays étranger &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;dont j'ignorais la langue; je ne pouvais me prendre à rien, en voyant des choses auxquelles je ne sentais &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;plus mon âme attachée.  Alors l'étendue de mon amour se déploya, et ma chère Henriette s'éleva de &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;toute sa hauteur dans ce désert où je ne vécus que par mon souvenir.  (pp. 164-165)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;&lt;em&gt;Le Lys dans la vallée, Honoré de BALZAC&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+morceaux&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1415.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1415.entry</guid><pubDate>Thu, 08 May 2008 15:15:08 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1415/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1415.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-08T15:15:08Z</dcterms:modified></item><item><title>deux morceaux</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1409.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Oui, plus tard, nous aimons la femme dans une femme tandis que de la première femme aimée, nous aimons tout : ses enfants sont les nôtres, sa maison est la nôtre, ses intérêts sont nos intérêts, son malheur est notre plus grand malheur ; nous aimons sa robe et ses meubles ; nous sommes prêts à gronder le visiteur qui dérange nos curiosités sur la cheminée. (p.121)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;« Aurons-nous un seul jour à nous parmi tant de jours ? » (p.125)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Le Lys dans la vallée, Honoré de BALZAC&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.reseau-asie.com/cgi-bin/prog/pform.cgi?langue=fr&amp;amp;TypeListe=showdoc&amp;amp;Mcenter=publication_standard&amp;amp;my_id_societe=1&amp;amp;PRINTMcenter=&amp;amp;mot_cle_show=&amp;amp;ID_document=2848" target="_blank"&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+deux+morceaux&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1409.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1409.entry</guid><pubDate>Mon, 05 May 2008 09:25:10 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1409/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1409.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-05T09:25:10Z</dcterms:modified></item><item><title>Quand Balzac fait paler</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1407.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Nous profitons du bénéfice de lois que nous n’avons ni provoquées ni demandées, mais nous ne serons ni mendiants ni avides. (p.110)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Vous avez sucé dans vos lycées le lait de la Révolution, et vos idées politiques peuvent s’en ressentir, mais en avançant dans la vie, vous apprendrez combien les principes de liberté mal définis sont impuissants à créer le bonheur des peuples. ... les Sociétés n’existent que par la hiérarchie. (p.113)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Le Lys dans la vallée, Honoré de BALZAC&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+Quand+Balzac+fait+paler&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1407.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1407.entry</guid><pubDate>Mon, 05 May 2008 01:45:37 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1407/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1407.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-05T01:45:37Z</dcterms:modified></item><item><title>un simple morceau</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1405.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:left" align=left&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Une vie d’amour est une fatale exception à la loi terrestre ; toute fleur périt, les grandes joies ont un lendemain mauvais, quand elles ont un lendemain. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La vie réelle est une vie d’angoisses : son image est dans cette ortie, venue au pied de la terrasse, et qui, sans soleil, demeure verte sur sa tige. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Ici, comme dans les patries du nord, il est des sourires dans le ciel, rares il est vrai, mais qui paient bien des peines.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:left" align=left&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;Le Lys dans la vallée&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span lang=FR style="font-family:'Book Antiqua'"&gt;, Honoré de BALZAC, p.100-101&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+un+simple+morceau&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1405.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1405.entry</guid><pubDate>Sun, 04 May 2008 04:29:31 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1405/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1405.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-05-04T04:29:31Z</dcterms:modified></item><item><title>Bob</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1393.entry</link><description>&lt;div&gt;&amp;quot;Secret de deux, secret de toujours. Secret de trois, secret de tous.&amp;quot;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+Bob&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1393.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1393.entry</guid><pubDate>Fri, 25 Apr 2008 09:43:45 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1393/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1393.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-04-25T09:43:45Z</dcterms:modified></item><item><title>Une culture se conquiert</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1330.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:left" align=left&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;«une culture, disait André Malraux dans son allocution de Niamey (17 février 1969), c’est avant tout une volonté. J’ai écrit jadis, &lt;span style="background:yellow"&gt;la culture ne s’hérite pas, elle se conquiert&lt;/span&gt;. Ce qui doit nous unir, c’est l’objet de cette conquête. La francophonie est une conquête permanente. Elle doit aussi être une volonté de chaque jour».&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+Une+culture+se+conquiert&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1330.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1330.entry</guid><pubDate>Mon, 18 Feb 2008 12:06:34 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1330/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1330.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-18T12:06:34Z</dcterms:modified></item><item><title>oh! Tintin^^</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1325.entry</link><description>&lt;div&gt;Dans les chênes qu’on abat, Gallimard, 1971, André Malraux prête au Général la citation suivante :&lt;br&gt;« Au fond, vous savez, mon seul rival international, c’est Tintin ! Nous sommes les petits qui ne se laissent pas&lt;br&gt;avoir par les grands. On ne s’en aperçoit pas, à cause de ma taille ».&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+oh!+Tintin%5e%5e&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1325.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1325.entry</guid><pubDate>Wed, 13 Feb 2008 04:04:21 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1325/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1325.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-13T04:04:21Z</dcterms:modified></item><item><title>C'était de Gaulle</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1324.entry</link><description>&lt;div&gt;« L’étendard de l’idéologie ne couvre en réalité que des ambitions »&lt;br&gt;(conférence de presse du 23 juillet 1963)&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+C'%c3%a9tait+de+Gaulle&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1324.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1324.entry</guid><pubDate>Wed, 13 Feb 2008 03:47:20 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1324/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1324.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-13T03:47:20Z</dcterms:modified></item><item><title>La lettre de Léosthène</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1321.entry</link><description>&lt;div&gt;“ Si la force est un droit, si la convenance est un titre, quelle sera désormais la sûreté des Etats ? ” &lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;(Extraits de la minute de Vergennes à Louis XVI le 8 décembre 1774).&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div align=left&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;em&gt;&lt;font color="#000080"&gt;&amp;quot; Or je n’ai pas besoin de vous en avertir, tout homme de nos jours qui aspire à n’être pas un simple rouage mécaniquement assujetti à la fonction qu’on lui assigne à remplir » (doit être capable) « de participer à ce grand débat d’où sortent les idées, où deviennent conscientes les forces qui gouvernent le monde&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;font color="#333333"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color="#000080"&gt;&lt;font face=Arial&gt; ». &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;&lt;font color="#000080"&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=Arial&gt;Paul Claudel&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+La+lettre+de+L%c3%a9osth%c3%a8ne&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1321.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1321.entry</guid><pubDate>Thu, 07 Feb 2008 10:55:50 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1321/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1321.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-07T10:55:50Z</dcterms:modified></item><item><title>dictature</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1312.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:left" align=left&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Le terme vient de l’Antiquité romaine.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le dictateur était un magistrat extraordinaire nommé dans des circonstances critiques&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:宋体"&gt;危急的&lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; avec un pouvoir illimité en principe pour une période courte.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ce terme réapparaît chez Marx au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avec la dictature du prolétariat et se généralise au XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; pour désigner les formes contemporaines de l’autoritarisme.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Une dictature est un régime politique dans lequel tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’un seul individu, d’un parti politique, d’une assemblée ou d’une classe sociale qui supprime les libertés publiques et toutes les oppostions politiques.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les formes de la dictature sont diverse : totalitaires, fondées sur une idéologie (marxisme-léninisme, fascisme) ou plutôt pragmatiques (franquisme et la plupart des dictatures du tiers monde...).&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La dictature s’incarne le plus souvent dans un chef charismatique qui détient le monopole des communications, soutenu par un parti unique et l’armée, et aidé d’une police politique qui impose la terreur.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle peut être exercée par un président régulièrement élu mais gouvernant despotiquement à l’aide d’un parti unique ou plus fréquemment par un chef de l’État accédant au pouvoir à la suite d’un coup de force ou d’une intervention de l’armée.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Souvent, la réalité politique de la dictature est masquée par des apparences constitutionnelles démocratiques et libérales ; si des élections sont organisées, elles se révèlent « truquées » et si le multipartisme semble toléré, c’est une fiction.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La dictature&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;se présente généralement comme une étape historique, nécessaire pour atteindre la société démocratique, communiste, ou pour revenir à une organisation traditionnelle, ou encore pour assurer le développement économique.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;p. 50, &lt;em&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt;Chronologie du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, &lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt;Béatrice Compagnon, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt;&lt;em&gt;Anne Thévenin&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt;HATIER, 1997&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+dictature&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1312.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1312.entry</guid><pubDate>Sun, 03 Feb 2008 09:40:03 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1312/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1312.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-03T09:40:03Z</dcterms:modified></item><item><title>Efficience des marchés financiers</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1311.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Selon la théorie de l’efficience, les marchés financiers incorporent donc les conséquences des événements passés et reflètent précisément les &lt;i style=""&gt;anticipations&lt;/i&gt; exprimées sur les événements futurs.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il serait donc vain de chercher à prévoir leurs variations futures puisque tous les événements connus ou anticipés sont déjà intégrés dans le cours actuel ; seul un événement imprévisible ou non prévu pourra le modifier.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Puisqu’en toute logique, prévoir l’imprévisible est impossible, la prévision des cours est illusoire.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cette théorie a été validée par des milliers de tests empiriques effectués sur tous les marchés financiers du monde.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Cependant deux séries de phénomènes ont redonné une actualité certaine à ce thème en suscitant de nouvelles controverses.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;D’abord la mise en évidence de certaines &lt;i style=""&gt;anomalies boursières&lt;/i&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Par ailleurs, et à la suite de la bulle Internet de la fin du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, un certain nombre d’économistes ont mis en doute la rationalité du comportement des opérateurs et des investisseurs, et la capacité des marchés financiers à évaluer correctement les actifs qui y sont cotés.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Il n’en demeure pas moins que le concept du marché efficient reste le fondement de toute la théorie financière moderne.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Et comment pourrait-il en être autrement ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Comme le soulignait Paul Samuelson :  « L’impossibilité de prévoir les prix futurs à partir des prix présents et passés est le signe, non pas de l’échec des lois économiques, mais de leur triomphe après que la concurrence a fait sa besogne. »&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;p. 19, Que sais-je ? Les 100 mots de la finance, Bertrand Jacquillat&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style=""&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+Efficience+des+march%c3%a9s+financiers&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1311.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1311.entry</guid><pubDate>Thu, 31 Jan 2008 04:57:51 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1311/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1311.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-01-31T04:57:51Z</dcterms:modified></item><item><title>Il a choisi et il a prononcé (i)</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1288.entry</link><description>  
&lt;div&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;Jacques Chirac a été élu président de la République le 5 mai 2002 avec plus de 82% des voix.  &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;Il a nommé Jean-Pierre Raffarin Premier ministre.  Les élections législatives des 9 et 16 juin ont donné à l'UMP l'énorme majorité &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;de 365 sièges sur 577.  Pour la première fois de l'histoire, un parti seul a tous les pouvoirs dans la République.  Malgré le ralliement &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;de la plupart de ses anciens députés à l'UMP, l'UDF réussit à sauver son groupe parlementaire.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:right"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;P.65&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;Au début de l'hiver 2003, alors que le gouvernement Raffarin est en place depuis six mois, il annonce son intention de modifier le mode &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;de scrutin des élections régionales, fixées un an plus tard au printemps 2004.  L'ensemble des forces politiques est, au début, &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;globalement d'accord avec une telle modification.  La loi votée en 1999 présentait en effet plusieurs inconénients.  Elle supprimait le &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;cadre départemental pour l'élection des conseillers régionaux et favorisait la dispersion des voix.  Un consensus est près de se dégager &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;quand l'UMP intervient puissamment pour changer une disposition essentielle : au lieu de fixer un seuil raisonnable (10% des suffrages &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;exprimés) pour se maintenir au deuxième tour, seuil admis pour toutes les élections locales, l'UMP impose au gouvernement d'élever &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;ce seuil à 10% des électeurs inscrits!  Et le gouvernement cède.  Compte tenu de la faible participation, cela signifie que ne pourraient &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;se maintenir au deuxième tour que les listes qui auraient réalisé un score d'au moins 20% des voix.  L'intention est claire : il s'agit de&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt; faire disparaître les partis minoritaires, au seul bénéfice des deux partis principaux.  Ce coup porté au pluralisme est d'autant plus &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;choquant que l'actualité internationale, avec la guerre en Irak, est chargée de lourds nuages.  Le texte est violemment combattu dans&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt; l'opinion et dans l'hémicycle de l'Assemblée natinale.  Le gouvernement choisit alors de passer en force, par le 49-3.  L'UDF signera le recours au Conseil constitutionnel déposé par l'opposition.  Et le Conseil constitutionnel, au mois d'avril, annulera &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;cette disposition, au nom du principe fondamental de la défense et de la sauvegarde du pluralisme.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:right"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;P.71-72&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;L'année 2004 est marquée par la déroute de l'UMP aux élections régionales et européennes.  Mais le président de la République &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;choisit de ne rien changer au gouvernement.  La question de l'élargissement de l'Europe à la Turquie, qui doit se trancher au mois &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;de décembre 2004, occupe les esprits dès la rentrée.  L'UDF est opposée à l'élargissement mais défend d'abord l'idée que ce &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;grand sujet historique doit être débattu est donner lieu à un vote au Parlement.  Au nom des &amp;quot;traditions de la V&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;vertical-align:super;font-family:'Arial'"&gt;e&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt; République&amp;quot;, et &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;du &amp;quot;domaine réservé du président de la République&amp;quot; Que constitue la politique étrangère, cela lui est refusé.  D'interpellations en&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt; interpellations, la tension monte et le gouvernement finit par accepter un débat de deux heures, sans vote.  Ce débat a lieu, en &lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;deux temps, le 14 octobre et le 21 décembre 2004.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:right"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;P.85-86&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt; 
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-style:italic;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="vertical-align:baseline;layout-grid-mode:char;text-indent:24pt;text-align:right"&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-style:italic;font-family:'Arial'"&gt;François BAYROU, Au nom du tiers état&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:12pt;font-family:'Arial'"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+Il+a+choisi+et+il+a+prononc%c3%a9+(i)&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1288.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1288.entry</guid><pubDate>Sat, 24 Nov 2007 10:15:09 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1288/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1288.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-24T10:19:17Z</dcterms:modified></item><item><title>DE L’ASSOCIATION POLITIQUE AUX ÉTATS-UNIS</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1285.entry</link><description>&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;Il existe en Europe des partis qui diffèrent tellement de la majorité, qu’ils ne peuvent espérer de s’en faire jamais un appui, et ces mêmes partis se croient assez forts par eux-mêmes pour lutter contre elle.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Quand un parti de cette espèce forme une association, il ne veut point convaincre, mais combattre.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;En Amérique, les hommes qui sont placés très loin de la majorité par leur opinion ne peuvent rien contre le pouvoir : tous les autres espèrent la gagner.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;L’exercice du droit d’association devient donc dangereux en proportion de l’impossibilité où sont les grands partis de devenir la majorité.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Dans un pays comme les Etats-Unis, où les opinions ne diffèrent que par des nuances, le droit d’association peut rester pour ainsi dire sans limites.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;Ce qui nous porte encore à ne voir dans la liberté d’association que le droit de faire la guerre aux gouvernants, c’est notre inexpérience en fait de liberté.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;La première idée qui se présente à l’esprit d’un parti comme à celui d’un homme, quand les forces lui viennent, c’est l’idée de la violence : l’idée de la persuasion n’arrive que plus tard ; elle naît de l’expérience.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;Les Anglais, qui sont divisés entre eux d’une manière si profonde, font rarement abus du droit d’association, parce qu’ils en ont un plus long usage.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt; &lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;[...]&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt; &lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;En Europe, il n’y a preque point d’associations qui ne prétendent ou ne croient représenter les volontés de la majorité.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Cette prétention ou cette croyance augmente prodigieusement leur force, et sert merveilleusement à légitimer leurs actes. &lt;span&gt; &lt;/span&gt;Car quoi de plus excusable que la violence pour faire triompher la cause opprimée du droit ?&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;C’est ainsi que dans l’immense complication des lois humaines il arrive quelquefois que l’extrême liberté corrige les abus de la liberté, et que l’extrême démocratie prévient les dangers de la démocratie.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;En Europe, les associations se considèrent en quelque sorte comme le conseil législatif et exécutif de la nation, qui elle-même ne peut élever la voix ; partant de cette idée, elles agissent et commandent.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;En Amérique, où elles ne représentent aux yeux de tous qu’une minorité dans la nation, elles parlent et pétitionnent.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Les moyens dont se servent les associations en Europe sont d’accord avec le but qu’elles se proposent.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Le but principal de ces associations étant d’agir et non de parler, de combattre et non de convaincre, elles sont naturellement amenées à se donner une organisation qui n’a rien de civil et à introduire dans leur sein des habitudes et les maximes militaires : aussi les voit-on centraliser, autant qu’elles le peuvent, la direction de leurs forces, et remettre le pouvoir de tous dans les mains d’un très petit nombre.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Les membres de ces associations répondent à un mot d’ordre comme des soldats en campagne ; ils professent le dogme de l’obéissance passive, ou plutôt, en s’unissant, ils ont fait d’un seul coup le sacrifice entier de leur jugement et de leur libre arbitre : aussi règne-t-il souvent dans le sein de ces associations une tyrannie plus insupportable que celle qui s’exerce dans la société au nom du gouvernement qu’on attaque.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Cela diminue beaucoup leur force morale.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Elles perdent ainsi le caractère sacré qui s’attache à la lutte des opprimés contre les oppresseurs.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;Car celui qui consent à obéir servilement en certains cas à quelques-uns de ses semblables, qui leur livre sa volonté et leur soumet jusqu’à sa pensée, comment celui-là peut-il prétendre qu’il veut être libre ?&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Les Américains ont aussi établi un gouvernement au sein des associations ; mais c’est, si je puis m’exprimer ainsi, un gouvernement civil.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;L’indépendance individuelle y trouve sa part : comme dans la société, tous les hommes y marchent en même temps vers le même but ; mais chacun n’est pas tenu d’y marcher exactement par les mêmes voies.&lt;span&gt;  &lt;/span&gt;On n’y fait point le sacrifice de sa volonté et de sa raison ; mais on applique sa volonté et sa raison à faire réussir une entreprise commune.&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;word-break:break-all;text-indent:24pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;DE L’ASSOCIATION POLITIQUE AUX ÉTATS-UNIS&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;word-break:break-all;text-indent:24pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;P.294-P.296, CHAPITRE IV, Vol 1, Deuxième partie&lt;/span&gt; 
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=EN-US style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;&lt;em&gt;Tocqueville, De la démocratie en Amérique&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+DE+L%e2%80%99ASSOCIATION+POLITIQUE+AUX+%c3%89TATS-UNIS&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1285.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1285.entry</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2007 07:25:02 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1285/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1285.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-21T07:26:43Z</dcterms:modified></item><item><title>DES EFFETS POLITIQUES DE LA DÉCENTRALISATION ADMINISTRATIVE AUX ÉTAT-UNIS</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1284.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;&lt;font face=Arial&gt;Certains intérêts sont &lt;span style="color:red"&gt;communs&lt;/span&gt; à toutes les parties de la nation, tels que &lt;span style="color:red"&gt;la formation des lois générales et rapports du peuple avec les étrangers&lt;/span&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;D’autres intérêts sont&lt;span style="color:red"&gt; spéciaux&lt;/span&gt; à certaines parties de la nation, tels, par exemple, que les &lt;span style="color:red"&gt;entreprises communales&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Concentrer dans un même lieu ou dans une même main le pouvoir de diriger les premiers, c’est fonder ce que j’appellerai &lt;span style="color:red"&gt;la centralisation gouvernementale&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Concerter de la même manière le pouvoir de diriger les seconds, c’est fonder ce que je nommerai la &lt;span style="color:red"&gt;centralisation administrative&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;De notre temps, nous voyons une puissance, l’Angleterre, chez laquelle la centralisation gouvernementale est portée à un très haut degré : l’État semble s’y mouvoir comme un seul homme ; il soulève à sa volonté des masses immenses, réunit et port partout où il le veut tout l’effort de sa puissance.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;L’Anglterre, qui a fait de si grandes choses depuis cinquante ans, n’a pas de centralisation administrative.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Pour ma part, je ne saurais concevoir qu’une nation puisse vivre ni surtout prospérer sans une forte centralisation gouvernementale.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Mais je pense que la centralisation administrative n’est propre qu’à énerver les peuples qui s’y soumettent, parce qu’elle tend sans cesse à diminuer parmi eux l’esprit de cité.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color:red"&gt;La centralisation&lt;/span&gt; administrative parvient, il est vrai, à réunir à une époque donnée, et dans un certain lieu, toutes les forces disponibles de la nation, mais elle &lt;span style="color:red"&gt;nuit à la reproduction des forces.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle la fait triompher le jour du combat et diminue à la longue sa puissance.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle peut donc concourir admirablement à la grandeur passagère d’un homme, non point à la prospérité d’un peuple.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Qu’on y prenne bien garde, quand on dit qu’un Etat ne peut agir parce qu’il n’a pas de centralisation, on parle presque toujours, sans le savoir, de la centralisation gouvernementale.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;L’empire d’Allemagne, répète-t-on, n’a jamais tirer de ses forces tout le parti possible.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;D’accord.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais pourquoi ?&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;parce que la force nationale n’y a jamais été centralisée ; parce que l’Etat n’a jamais pu faire obéir à ses lois générales ; parce que les parties séparées de ce grand corps ont toujours eu le droit ou la possibilité de refuser leur concours aux dépositaires de l’autorité commune, dans les choses mêmes qui intéressaient tous les citoyens ; en d’autres termes, parce qu’il n’y avait pas de centralisation gouvernementale.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La même remarque est applicable au moyen âge : ce qui a produit toutes les misères de la société féodale, c’est que le pouvoir, non seulement d’administrer mais de gouverner, était partagé entre mille mains et fractionné de mille manières ; l’absence de toute centralisation gouvernementale empêchait alors les nations de l’Europe de marcher avec énergie vers aucun but.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Nous avons qu’&lt;span style="color:red"&gt;aux Etats-Unis il n’existait point de centralisation administrative.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;On y trouve à peine la trace d’une hiérarchie.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La décentralisation y a été portée à un degré qu’aucune nation européenne ne saurait souffrir, je pense, sans un profond malaise, et qui produit même des effets fâcheux en Amérique.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais aux Etats-Unis, la centralisation gouvernementale existe au plus haut point.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il serait facile de prouver que la puissance nationale y est plus concentrée qu’elle ne l’a été dans aucune des anciennes monarchies de l’Europe.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color:red"&gt;Non seulement il n’y a dans chaque Etat qu’un seul corps qui fasse les lois ; non seulement il n’y existe qu’une seule puissance qui puisse créer la vie politique autours d’elle ; mais, en général, on a évité d’y réunir de nombreuses assemblées de districts ou de comtés, de peur que ces assemblées ne fussent tentées de sortir de leurs attributions administratives et d’entraver la marche du gouvernement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;En Amérique la législature de chaque Etat n’a devant elle aucun pouvoir capable de lui résister.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Rien ne saurait l’arrêter dans sa voie, ni privilèges, ni immunité locale, ni influence personnelle, pas même l’autorité de la raison, car elle représente la majorité qui se prétend l’unique organe de la raison.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle n’a donc d’autres limites, dans son action, que sa propre volonté.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;A côté d’elle, et sous sa main, se trouve placé le représentant du pouvoir exécutif, qui, à l’aide de la force matérielle, doit contraindre les mécontents à l’obéissance.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Un pouvoir central, quelque éclairé, quelque savant qu’on l’imagine, ne peut embrasser à lui seul tous les détails de la vie d’un grand peuple.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il ne le peut, parce qu’un pareil travail excède les forces humaines.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Lorsqu’il veut, par ses seuls soins, créer et faire fonctionner tant de ressorts divers, il se contente d’un résultat fort incomplet, ou s’épuise en inutiles efforts.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;La centralisation parvient aisément, il est vrai, à soumettre les actions extérieures de l’homme à une certaine uniformité qu’on finit par aimer pour elle-même, indépendamment des choses auxquelles elle s’applique ; comme ces dévots qui adorent la statue oubliant la divinité qu’elle représente.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;La centralisation réussit sans peine à imprimer une allure régulière aux affaires courantes ; à régenter savamment les détails de la police sociale ; à réprimer les légers désordres et les petits délits ; à maintenir la société dans un &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; qui n’est proprement ni une décadence ni un progrès ; à entretenir dans le corps social une sorte de somnolence administrative que les administrateurs ont coutume d’appeler le bon ordre et la tranquillité publique&lt;sup&gt;50&lt;/sup&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle excelle, en un mot, à empêcher, non à faire.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Lorsqu’il s’agit de remuer profondément la société, ou de lui imprimer une marche rapide, sa force l’abandonne.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour peu que ses mesures aient besoin du concours des individus, on est tout surpris alors de la faiblesse de cette immense machine ; elle se trouve tout à coup réduite à l’impuissance. &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Je ne nierai pas qu’aux Etats-Unis on regrette souvent de ne point trouver ces règles uniformes qui semblent sans cesse veiller sur chacun de nous.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;On y rencontre de temps en temps de grands exemples d’&lt;span style="color:red"&gt;insouciance et d’incurie sociale&lt;/span&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;De loin en loin apparaissent des taches grossières qui semblent en désaccord complet avec la civilisation environnante.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;color:red;font-family:Arial"&gt;Des entreprises utiles qui demandent un soin continuel et une exactitude rigoureuse pour réussir finissent souvent par être abandonnées&lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; ; car, &lt;span style="color:red"&gt;en Amérique comme ailleurs, le peuple procède par efforts momentanés et impulsions soudaines&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;&lt;font face=Arial color="#ff0000"&gt;Il y a telles nations de l’Europe où l’habitant se considère comme une espèce de colon indifférent à la destinée du lieu qu’il habite.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Les plus grands changements surviennent dans son pays sans son concours ; il ne sait même pas précisément ce qui s’est passé ; il s’en doute ; il a entendu raconter l’événement par hasard.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Bien plus, la fortune de son village, la police de sa rue, le sort de son église et de son presbytère ne le touchent point ; il pense que toutes ces choses ne le regardent ne aucune façon, et qu’elles appartiennent à un étranger puissant qu’on appelle le gouvernement.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Pour lui, il jouit de ces biens comme un usufruitier, sans esprit de propriété et sans idées d’amélioration quelconque.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ce désintéressement de soi-même va si loin que si sa propre sûreté ou celle de ses enfants est enfin compromise, au lieu de s’occuper d’éloigner le danger, il croise les bras pour attendre que la nation tout entière vienne à son aide.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Cet homme, du reste, bien qu’il ait fait un sacrifice si complet de son libre arbitre, n’aime pas plus qu’un autre l’obéissance.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il se soumet, il est vrai, au bon plaisir d’un commis ; mais il se plaît à braver la loi comme un ennemi vaincu, dès que la force se retire.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aussi le voit-on sans cesse osciller entre la servitude et la licence.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;On aurait tort de se rassurer en songeant que certains peuples ont fait de prodigieux efforts pour défendre une patrie dans laquelle ils vivaient pour ainsi dire en étrangers.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Qu’on y prenne bien garde, et on verra que la religion était presque toujours alors leur principal mobile.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;La durée, la gloire, ou la prospérité de la nation étaient devenues pour eux des dogmes sacrés, et en défendant leur patrie, ils défendaient aussi cette cité sainte dans laquelle ils étaient tous citoyens.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Les populations turques n’ont jamais pris aucune part à la direction des affaires de la société ; elles ont cependant accompli d’immenses entreprises, tant qu’elle ont vu le triomphe de la religion de Mahomet dans les conquêtes des sultans.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aujourd’hui la religion s’en va ; le despotisme seul lui reste : elles tombent.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;Montesquieu, en donnant au despostisme une force qui lui fût propre, lui a fait, je pense, un honneur qu’il ne méritait pas.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le despotisme, à lui tout seul, ne peut rien maintenir de durable. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Quand on y regarde de près, on aperçoit que &lt;span style="color:red"&gt;ce qui a fait longtemps prospérer les gouvernements absolus, c’est la religion et non la crainte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR style="color:red"&gt;&lt;font face=Arial&gt;On ne rencontrera jamais, quoi qu’on fasse, de véritable puissance parmi les hommes, que dans le concours libre des volontés.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Or, il n’y a au monde que le patriotisme, ou la religion, qui puisse faire marcher pendant longtemps vers un même but l’universalité des citoyens.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;span lang=FR style="color:red"&gt;Il ne dépend pas des lois de ranimer les croyances qui s’éteignent : mais il dépend des lois d’intéresser les hommes aux destinées de leur pays.&lt;/span&gt;&lt;span lang=FR&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il dépend des lois de réveiller et de diriger cet instinct vague de la patrie qui n’abandonne jamais le cœur de l’homme, et, en le liant aux pensées, aux passions, aux habitudes de chaque jour, d’en faire un sentiment régléchi et durable.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Et qu’on ne dise point qu’il est trop tard pour le tenter ; les nations ne vieillissent point de la même manière que les hommes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Chaque génération qui naît dans leur sein est comme un peuple nouveau qui vient s’offrir à la main du législateur.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;&lt;font face=Arial&gt;Ce que j’admire le plus en Amérique, &lt;span style="color:red"&gt;ce ne sont pas les effets &lt;i&gt;administratifs&lt;/i&gt; de la décentralisation, ce sont ses effets &lt;i&gt;politiques&lt;/i&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Aux Etats-Unis, la patrie se fait sentir partout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle est un objet de sollicitude depuis le village jusqu’à l’Union entière.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;L’habitant s’attache à chacun des intérêts de son pays comme aux siens mêmes.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il se glorifie de la gloire de la nation ; dans les succès qu’elle obtient, il croit reconnaître son propre ouvrage, et il s’en élève ; il se réjouit de la prospérité générale dont il profite.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il a pour sa patrie un sentiment analogue à celui qu’on éprouve pour sa famille, et c’est encore &lt;span style="color:red"&gt;par une sorte d’égoïsme qu’il s’intéresse à l’Etat&lt;/span&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt;color:red"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Souvent l’Européen ne voit dans le fonctionnaire public que la force ; l’Américain y voit le droit.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;On peut donc dire qu’en Amérique l’homme n’obéit jamais à l’homme, mais à la justice ou à la loi.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Aussi a-t-il conçu de lui-même &lt;span style="color:red"&gt;une opinion souvent exagérée, mais presque toujours salutaire&lt;/span&gt;.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il se confie sans crainte à ses propres forces, qui lui paraissent suffire à tout.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Un particulier conçoit la pensée d’un entreprise quelconque ; &lt;span style="color:red"&gt;cette entreprise eût-elle un rapport direct avec le bien-être de la société, il ne lui vient pas l’idée de s’adresser à l’autorité publique pour obtenir son concours.&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il fait connaître son plan, s’offre à l’exécuter, appelle les forces individuelles au secours de la sienne, et lutte corps à corps contre tous les obstacles.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Souvent, sans doute, il réussit moins bien que si l’Etat était à sa place ; mais &lt;span style="color:red"&gt;à la longue le résultat général de toutes les entreprises individuelles dépasse de beaucoup ce que pourrait faire le gouvernement&lt;/span&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Lors donc que la puissance administrative intervient dans le cercle de ses attributions, elle ne se trouve point abandonnée à elle-même comme en Europe.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="color:red"&gt;On ne croit pas que les devoirs des particuliers aient cessé, parce que le représentant du public vient à agir.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Chacun, au contraire, le guide, l’appuie et le soutient&lt;/span&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt;[...]&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:24pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:12pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Je crois les institutions provinciales utiles à tous les peuples ; mais aucun ne me semble avoir un besoin plus réel de ces institutions que celui dont l’état social est démocratique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Dans une aristocratie, on est toujours sûr de maintenir un certain ordre au sein de la liberté.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Les gouvernants ayant beacoup à perdre, l’ordre est d’un grand intérêt pour eux.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;On peut dire également que dans une aristocratie le peuple est à l’abri des excès du despotisme, parce qu’il se trouve toujours des forces organisées prêtes à résister au despote.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Une démocratie sans institutions provinciales ne possède aucune garantie contre de pareils maux.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Comment faire supporter la liberté dans les grandes choses à une multitude qui n’a pas appris à s’en servir dans les petites ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Comment résister à la tyrannie dans un pays où chaque individu est faible, et où les individus ne sont unis par aucun intérêt commun ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Ceux qui craignent la licence, et ceux qui redoutent le pouvoir absolu, doivent donc également désirer le développement graduel des libertés provinciales.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Je suis convaincu, du reste, qu’il n’y a pas de nations plus exposées à tomber sous le joug de la centralisation administrative que celles dont l’état social est démocratique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Plusieurs causes concourent à ce résultat, mais entre autres celles-ci :&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;La tendance permanente de ces nations est de concentrer toute la puissance gouvernementale dans les mains du seul pouvoir qui représente directement le peuple, parce que, au-delà du peuple, on n’aperçoit plus que des individus égaux confondus dans une masse commune.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Or, quand un même pouvoir est déjà revêtu de tous les attributs du gouvernement, il lui est fort difficile de ne pas chercher à pénétrer dans les détails de l’administration, et il ne manque guère de trouver à la longue l’occasion de le faire.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Nous en avons été témoins parmi nous.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt;color:green"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Il y a eu, dans la révolution française, deux mouvements en s ens contraire qu’il ne faut pas confondre : l’un favorable à la liberté, l’autre favorable au despotisme.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt;color:green"&gt;&lt;font face=Arial&gt;Dans l’ancienne monarchie, le roi faisait seul la loi.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Au-dessous du pouvoir souverain se trouvaient placés quelques restes, à moitié détruits, d’institutions provinciales.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Ces institutions provinciales étaient incohérentes, mal ordonnées, souvent absurdes.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Dans les mains de l’aristocratie, elles avaient été quelquefois des instruments d’oppression.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt;color:green"&gt;&lt;font face=Arial&gt;La révolution s’est prononcée en même temps contre la royauté et contre les institutions provinciales.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Elle a confondu dans une même haine tout ce qui l’avait précédée, le pouvoir absolu et ce qui pouvait tempérer ses rigueurs ; elle a été tout à la fois républicaine et centralisante.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt;color:green"&gt;&lt;font face=Arial&gt; &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;word-break:break-all;text-indent:26pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;DES EFFETS POLITIQUES&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;DE LA DÉCENTRALISATION ADMINISTRATIVE&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:26pt" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;AUX ÉTAT-UNIS&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;word-break:break-all;text-indent:26pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;P.148-P.163, CHAPITRE V, Vol.1, PREMIÈRE PARTIE&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;word-break:break-all;text-indent:26pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:13pt"&gt;&lt;font face=Arial&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Tocqueville, De la démocratie en Amérique&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+DES+EFFETS+POLITIQUES+DE+LA+D%c3%89CENTRALISATION+ADMINISTRATIVE+AUX+%c3%89TAT-UNIS&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1284.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1284.entry</guid><pubDate>Wed, 21 Nov 2007 07:22:44 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1284/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1284.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-11-21T07:22:44Z</dcterms:modified></item><item><title>quelques morceaux</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1246.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;21 (381)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Si on est trop jeune on ne juge pas bien, trop vieil de même.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Si on n’y songe pas assez, si on y songe trop, on s’entête et on s’en coiffe.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Si on considère son ouvrage incontinent après l’avoir fait on en est encore tout prévenu, si trop longtemps après on (n’) y entre plus.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Ainsi les tableaux vus de trop loin et de trop près. Et il n’y a qu’un point indivisible qui soit le véritable lieu.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Les autres sont trop près, trop loin, trop haut ou trop bas. La perspective l’assigne dans l’art de la peinture, mais dans la vérité et dans la morale qui l’assignera ?&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;23 (67)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;Vanité des sciences.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;La science des choses extérieures ne me consolera pas de l’ignorance de la morale au temps d’afflictions, mais la science des mœurs me consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures.&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;25 (308)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang=FR&gt;&lt;font face="Calligraph421 BT"&gt;La coutume de voir les rois accompagnés de gardes, de tambours, d’officiers et de toutes les choses qui ploient la machine vers le respect et la terreur fait que leur visage, quand il est quelquefois seul et sans ses accompagnements imprime dans leurs sujets le respect et la terreur parce qu’on ne sépare point dans la pensée leurs personnes d’avec leurs suites qu’on y voit d’ordinaire jointes. Et le monde qui ne sait pas que cet effet vient de cette coutume, croit qu’il vient d’une force naturelle. Et de là viennent ces mots : le caractère de la divinité est empreint sur son visage, etc…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;26 (330)&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:'Calligraph421 BT'"&gt;La puissance des rois est fondée sur la raison et sur la folie du peuple, et bien plus sur la folie. La plus grande et importante chose du monde a pour fondement la faiblesse. Et ce fondement est admirablement sûr, car il n’y a rien de plus que cela, que le peuple sera faible. Ce qui est fondé sur la saine raison est bien mal fondé, comme l’estime de la sagesse.&lt;/span&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-indent:28pt"&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:14pt;font-family:Arial"&gt; &lt;/span&gt;
&lt;p style="margin:0cm 0cm 0pt;text-align:right" align=right&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:18pt;font-family:'ParkAvenue BT'"&gt;Pensées&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang=FR style="font-size:18pt;font-family:'ParkAvenue BT'"&gt;, Pascal&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+quelques+morceaux&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1246.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1246.entry</guid><pubDate>Sun, 30 Sep 2007 07:02:21 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1246/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1246.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-09-30T07:02:21Z</dcterms:modified></item><item><title>3. L'homme et les autres</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1185.entry</link><description>&lt;div&gt;
&lt;hr&gt;
        Il faut connaître les Français. Ils admirent le courage plus que l'intelligence ;  ils suivent les gens courageux plutôt que les esprits forts. Pour peu que l'on dispose d'un courge au service d'une intelligence, les Français ne résistent pas.&lt;br&gt;       （必须了解法国人。他们欣赏勇气胜过聪明才智；他们跟着勇敢的人走而不是聪明人。只要在聪明之外稍微表现出一点勇气，法国人就无法抗拒他了。）&lt;br&gt;         ...&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;        Certes, la vie de chef d'Etat serait plus douce et agréable si les Français portaient à leur président une profonde affection et un respect aveugle.  Mais ils ne sont pas tous royalistes, ils estiment que le droit à la critique et à la contestation constitue le premier article de la Constitution.&lt;br&gt;       （如果法国人对他们的总统存有深厚的爱戴和盲目的尊敬，那么国家元首的日子无疑要舒适惬意得多。然而法国人并非人人都是保皇党，他们认为批评和质疑的权利是宪法的第一条。）&lt;br&gt;         Dès lors, leur confiance n'est jamais donnée pour bien longtemps et celui qui la leur demande a la charge permanente de prouver qu'il la mérite.  Ce qui implique de successives remises en question.  Le tour de force doit être renouvelé à la demande.  Le premier rôle se voit contraint de risquer sa vie à chaque spectacle.  Esquiver l'épreuve autorise l'indifférence, voire la réprobation des citoyens.&lt;br&gt;      （法国人给予的信任从不长久，谁想要得到法国人的信任，就必须不断证明自己值得信任。也就是说，他所做的一切要不断受到质疑。他必须根据要求，不断更新自己的力量。一号人物被迫在每场演出中出生入死。逃避考验将会被漠视淡忘，甚至受到公民的谴责。）&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.48&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;        En 1964, comme préfet, je reçus des instructions pour associer les citoyens à la lutte contre l'inflation. On se souvient du &amp;quot;Soyez ferme sur les prix&amp;quot;, recommandation rappelée chaque jour sur les écrans de télévision. Il était demandé à chacun de comparer les prix moyens justifiés avec ceux qu'il voyait affichés chez les commerçants. Le chef de l'Etat s'engagea personnellement dans ce combat en lui donnant une importance première. Etant représentant du gouvernement, je réunis à plusieurs reprises les journalistes de la presse locale et, à chacune des occasions où il me fut donné de prendre la parole — aux préfets, ces occasions ne manquent pas, au contraire — je revenais sur l'action que nous menions ensemble pour éviter au pays d'entrer dans un cercle infernal. Mes collègues agissant de la même façon, le Plan de stabilisation fut un succès. Le mérite de ce succès ne revient pas aux économistes, mais à chaque Français qui prit cette affaire à son compte.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         Ces temps-ci, on voit des techniciens décider de tout souverainement mais les ordres, partis des bureaux, ne paraissent pas dotés d'une grande efficacité.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         1964年我当省长的时候，接到发动公民对抗通货膨胀的命令。人们还记得那句每天在电视里出现的告诫：“不要在价格上让步”。当时要求每一个人都将上铺里标明的价格同标准平均价作比较。国家元首亲自投入这场战斗，以突出其为头等大事。作为政府代表，我多次召集了地方报纸，每次我有机会说话，—— 这样的机会对省长而言，还是较多的——，我都要提到我们正在共同努力，使得国家免于陷入一个恶性循环。我的同事们也是这么做的，稳定计划获得了成功。如此的成功不应该归咎于经济学家，而是靠了每个参与其中的法国人。&lt;/div&gt;
&lt;div align=left&gt;        如今那些技术家们称了至上的主宰，然而从办公室里发出来的命令，不见得高效。&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;&lt;br&gt;P.51&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         Il m'est souvent arrivé de plaider auprès de De Gaulle le dossier d'un des &amp;quot;vieux de la vieille&amp;quot;. Voilà comment se déroulait généralement le dialogue:&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         — Mon Général, je souhaitrais de vous parler de Untel.&lt;br&gt;         — Untel? faisait-on de l'air d'ignorer totalement le personnage en question.&lt;br&gt;         — Oui, Untel, qui a dirigé un réseau pendant la guerre — ou qui a été le premier délégué départemental du R.P.F. dans tel département — ou encore qui a été votre représentant ici ou là.&lt;br&gt;         — Bon. Et alors? Qu'est-ce qu'il me veut?&lt;br&gt;         — Mon Général, tel poste est rendu disponible par la nomination de M. Z et Untel possède tous les titres et la capacité nécessaires...&lt;br&gt;         — Ce n'est pas mon affaire. C'est au ministre à décider.&lt;br&gt;         — Mon Général, le ministre a fait savoir qu'il était parfaitement d'accord mais souhaiterait simplement connaître votre opinion avant de vous en parler.&lt;br&gt;         — Je n'ai pas d'opinion. Si Untel est le meilleur, qu'il le nomme; sinon, qu'il en nomme un autre. Et surtout ne lui dites pas que je souhaite quoi que ce soit.&lt;br&gt;         — Bien, mon Général.&lt;br&gt;         — Vous m'avez entendu? C'est son affaire. Ne vous en mêlez pas.&lt;br&gt;         — Bien, mon Général.&lt;br&gt;         — Ne m'en reparlez pas.&lt;br&gt;         — Bien, mon Général.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         Et quelques jours plus tard, le Général interroge: &amp;quot;Et alors, votre copain Untel, où en est sa nomination?&amp;quot;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         经常轮到我在戴高乐面前为“昨日的老友”美言几句。对话通常如下：&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;         — 我的将军，我想同您谈谈Untel。&lt;br&gt;         — Untel？他一副完全没听说过此人的样子。&lt;br&gt;         — 是的，Untel，他在战时曾指挥过一个组织，或者说曾是某省第一位法国人民联盟（R.P.F）代表，或者说曾是您在这里或那里的代表。&lt;br&gt;         — 哦。那又怎样？他想从我这里得到什么？&lt;br&gt;         — 我的将军，某一个职位空缺出来了，由Z先生来任命。Untel拥有全部必要的头衔和能力……&lt;br&gt;         — 这不是我的事。让部长去决定好了。&lt;br&gt;         — 我的将军，部长完全同意，但只是想在同您谈论此事前知道您的意见。&lt;br&gt;         — 我没意见。如果Untel是最好的，就任命他；反之，就任命别人。千万别告诉他这是我说的。&lt;br&gt;         — 好的，将军。&lt;br&gt;         — 您听见我说的话了没？这是他的事。您别掺和在里面。&lt;br&gt;         — 好的，将军。&lt;br&gt;         — 别再跟我提这事了。&lt;br&gt;         — 好的，将军。&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;        几天之后，将军问：“那么，您那个朋友Untel，他的任命在哪里？”&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.55-56&lt;br&gt;&lt;em&gt;Avec de Gaulle, Pierre Lefranc&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;@戴高乐挺假惺惺的，既已放开不管，却仍要过问，“他的任命在哪里？” 使人不禁怀话中有话。 &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+3.+L'homme+et+les+autres&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1185.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1185.entry</guid><pubDate>Thu, 02 Aug 2007 06:42:21 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1185/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1185.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-02T06:42:21Z</dcterms:modified></item><item><title>II 1 关于“铁屋子”的议论</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1180.entry</link><description>&lt;div&gt;       庆父不死，鲁难未已。&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       1916年6月，袁世凯在忧愤和疾病的困扰中死去。在一个高度的政治文化专制的社会&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;里，一个人的存废，可以足够牵制一个国家，一个民族的命脉。独夫死后，强控制的局&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;面立刻松弛下来。权力真空出现了。于是，在北洋军阀内部和南北军阀之间，陆续出现&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;各种各样的角逐。而这时候，自由民主的潮流，在长久的沉寂之后又开始了可怕的骚动&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;与喧哗。&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       中国社会，已经不复为武人专擅的世界。随着封建专制政体的崩解，知识分子迅速&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;分化为独立的力量。科举制度的取消，最后切断了他们同官僚阶层的固定格式的联系，&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;从而改变了过去那种稳定的附庸地位。他们重新寻找自己。外来的思想成群结队飞过中&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;国的天空。不同方位的瞻望与追索，带来了一个共同的发现：面临的全面危机，并非仅&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;仅由异族的铁骑所引起，传统本身才是民族变革的主要障碍。要进行政治革命，必须同&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;时开展同封建专制主义的思想文化的斗争。这群自由职业者，不再学他们的兄长那样，&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;把热血全都交付火铳（chòng，旧式的一种火器）与枪膛。异质的观念意识直接成为掌握&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;中的武器。就从这个相对宽松的历史罅（xià，缝隙）缝里出发，一支由《新青年》杂志&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;所纠集的先锋队，开始向现代突进了。&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.213-214&lt;br&gt;《人间鲁迅》林贤志 著 上卷&lt;br&gt;LUXUN AMONG MANKIND &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+II+1+%e5%85%b3%e4%ba%8e%e2%80%9c%e9%93%81%e5%b1%8b%e5%ad%90%e2%80%9d%e7%9a%84%e8%ae%ae%e8%ae%ba&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1180.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1180.entry</guid><pubDate>Wed, 01 Aug 2007 10:36:19 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1180/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1180.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-01T10:36:19Z</dcterms:modified></item><item><title>23. 悲壮的间奏曲</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1179.entry</link><description>&lt;div&gt;         对于秋瑾，作为一个年轻母亲，能够冲破家庭的束缚而远游求学，无论如何是可佩&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;服的；而且，在留学生运动中，她也的确体现了为传统的中国妇女所缺乏的勇气。但是&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;，为什么一定得放弃官费条件而贸然归国？归国以后又将怎样行动？依靠谁来组织这样&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;的行动？中国中国，中国一片荒寒，期待的指示饱满的种子。如果未及成熟便急于播种&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;，谁能预料，到底会生长些什么？……&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.115&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;26. 后死者的先驱之路&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;        那时候，日本的社会主义者只是一群激进的民主主义者和无政府主义者。在青年中&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;影响较大的幸德秋水、大杉荣等人致力于无政府主义的“直接行动”，而堺（同“界”）利&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;彦则比较侧重于马克思《资本论》的经济思想体系的宣传。周树人同他们便谈得很好，&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;但由于他的注意力已经转到了文学方面，因此谈话不可能深入下去。他买过一套他们出&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;版的刊物《社会主义研究》，一共六册，其中有一册是《共产党宣言》的日译本。不过&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;，他也只不过把这类书刊当作西方社会思潮中的一个流派而加以浏览，并未曾给予特别&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;的注意。此后，他同日本的这两位革命家再没有什么往来了。&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       ……&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       中国的有为之士，往往越到后来，越是趋向保守和消极。&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       ……&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;       徐锡麟和秋瑾，都是周树人所熟悉的；当他们成为新闻的中心人物而重新引起他的&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;注意时，早已电光石火般迅速消失了。从“安庆事件”开始，他就每天翻查报纸，追索着&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;时态的发展，结果希望成为了泡影。他们的生命和事业，与其说结束于清政府的屠刀之&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;下，毋宁说是结束于国民的一片淡漠之中。归国后，他们致力于培训干部，组织军队，&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;筹备其一，无疑要比陈天化的行动更为积极，可是，事情一定要这般进行么？国民沉醉&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;若此，作为少数的先觉者，为什么要这般浪掷生命呢? ……&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.131-134&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;27. 《新生》运动。杂志的流产与实力的转移&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;        直到革命的高潮过去以后若干年，他才知道在革命高扬的时候是没有文学的。&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;P.137 &lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;《人间鲁迅》林贤志 著 上卷&lt;/div&gt;
&lt;div align=right&gt;LUXUN AMONG MANKIND&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=1611717684461900952&amp;page=RSS%3a+23.+%e6%82%b2%e5%a3%ae%e7%9a%84%e9%97%b4%e5%a5%8f%e6%9b%b2&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=lyslispetite.spaces.live.com&amp;amp;GT1=lyslispetite"&gt;</description><comments>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1179.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1179.entry</guid><pubDate>Wed, 01 Aug 2007 05:35:20 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://lyslispetite.spaces.live.com/blog/cns!165DF8B1DC911498!1179/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1179.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-08-01T05:35:20Z</dcterms:modified></item><item><title>2 l'entrée dans l'histoire</title><link>http://lyslispetite.spaces.live.com/Blog/cns!165DF8B1DC911498!1174.entry</link><description>&lt;div&gt;       Reconnaissons qu'à la veille du conflit la IIIe République n'est guère séduisante. L'instabilité permanente de ses gouvernements, le principe du &amp;quot;on prend les mêmes et on recommence&amp;quot;, la présentation du corps de ballet sur le perron de l'Elysée, la petitesse des querelles qui accaparent les &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;vedettes — voir la querelle des Edouard entre Herriot et Daladier — tout ce fatras constitue, il est vrai, une affreuse caricature que les démocrates sincères ne reconnaissent pas. Et, de surcroît, pour des raisons différentes, les convictions démocratiques des deux grands chefs ne sont pas inébranlables. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pétain, malgré la considération qui l'entoure, se sent depuis Rethondes écarté des grandes affaires; il constaste qu'on l'utilise mais qu'on ne l'écoute pas et il vient de vivre en Espagne, à la tête de notre ambassade, les débuts d'un régime fort et organisé qu'il a certainement trouvé plein de qualités. Quant à &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Weygand, n'est-il pas d'ascendance royale, voire impériale! N'a-t-il pas souffert et ne souffre-t-il pas de subir le joug de politicien